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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 23:57

Le séjour s’achève, le temps est toujours aussi froid, réchauffé uniquement par une exposition Eugène Boudin fantastique et les soleils orientaux de Paul Jacoulet et de Georges Gasté, sublimes lumières dans la grisaille quotidienne d’un Paris au sortir de l’hiver. Cette lumière, je ne l’ai retrouvée que dans une succession de brasseries, toujours significatives de l’esprit parisien, tant par les odeurs et les bruits, que par le professionnalisme, l’humour  et la tenue impeccable des garçons de café. Il y faisait chaud, il y faisait bon vivre, écouter, regarder et rêver… à Hemingway, rencontré au détour d’une exposition Cappa, Taro et Chim sur les photos de la guerre d’Espagne; aux charmes désuets des parisiennes de Berthe Morisot ou de Marie Laurencin ; aux rues de cette ville où fleurissent à chaque carrefour, sans-abris et mendiants, le corps et les mains emmitouflés, tenant un pot de carton, errant toujours renouvelés depuis l’aube du capitalisme triomphant. Paris, ville lumière, tu as  la pauvreté incrustée dans tes pavés.  

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 16:34

Cinquième séjour à Beijing, Beijing la froide, en cette fête du printemps, dont les seuls atours sont les fleurs artificielles enroulées autour des branches des arbres nus. 

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La vie est bien dure ici, en ce moment et les photos sont pâles, pauvres et tristes. La chaleur est pourtant là, blottie aux creux des yeux des petites filles, de leurs rires et de leurs caresses. Mais que les promenades sont glacées, tout comme Yuanmingyuan, le palais d’été, où les chaises-traîneaux ont remplacé les barques-dragons et où les vendeurs de rue se sont réfugiés derrière les portes des appentis, munies de lourdes couvertures.

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Du reste, tout le monde ploie sous le poids de la laine ou du coton, accumulés en couches successives, épaisses et empesées. Au travers des pantalons, sous les collants, on devine la deuxième peau, protectrice, créatrice de petits coussins d’air salvateurs. Chapeaux, bonnets, casquettes, chapkas, tout est bon pour le chef !

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Mais surtout ne pas oublier la touche finale, le premier rempart au froid qui, sournois, se glisse partout, s’insinue par la moindre ouverture, ne pas oublier… le cache-nez ! La plupart du temps de laine, généreux, enserrant le cou, la capuche et le menton, et voyant bien sûr car en ces temps de Nouvel An, le rouge se porte à l’envie, principalement au niveau des sous-vêtements pour appeler le bonheur toute l’année. Mais ça marche aussi avec le bonnet, le cache-col ou les gants !

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Rouge, c’est la couleur dominante au cœur de cet hiver pékinois. Rouges les lampions, les serpents, les enveloppes cadeaux de la nouvelle année.

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Mais c’est tout, car, malheureusement ce temps froid et sec, sans vent, provoque une pollution stagnante sur la ville et c’est le gris, pinceau sorti de ce nuage permanent alimenté par les cheminées des chaufferies collectives qui crachent leurs volutes épaisses retombant vers le sol.

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Chaque quartier, chaque îlot d’habitations a la sienne, plus ou moins large, plus ou moins haute, de briques ou de métal, tête nue ou « enchâpeautée », elles pointent vers le ciel mais ne parviennent plus à éloigner l’hydre à trois têtes, chacune rejetant CO², goudron et particules.

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Plus bas vers le sol où le commun des mortel vaque à ses occupations, trop occupé à « empétarader » la ville afin de chasser les mauvais esprits de 2013, les réactions sont de deux types : masques et protections diverses pour les uns, simple ignorance de la bête infâme pour les autres, comme sur ce marché aux fruits à ciel ouvert au coin d’une rue, où se mêlent exotisme et hors-saison et où la fraise, même si elle n’est pas espagnole, sent le pétrole et les nitrates.

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Pourtant, elles sont le plus beau cadeau à faire à la famille à laquelle on rend visite : elles coûtent cher et elles sont rouges !

Beijing, le 14 février 2013   

11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 18:39

Il y avait beaucoup d'olives sur les arbres de la maison. Ce matin, après trois jours de cueillette, direction le moulin pour faire notre "tournée". Cette année ce sera donc l'huile de nos oliviers... 

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L'Huilerie de St Anne, sur la route de Peymeinade est ancienne, comme la roue de son moilin. Mais aujourd'hui, l'électricité a remplacé la force de l'eau. 

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L'extration de l'huile se fait selon deux méthodes, dans le vieux moulin et ses scourtins ou dans le nouveau moulin.

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Réduites en purée sous la pierre, les olives font une "tapenade" à ne manger que si l'on a un bon dentiste. 

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Attention à l'engorgement!

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Maintenant il faut remplir les scourtins et les placer sous la presse. 

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Huile d'olive vierge de Grasse, première pression à froid!

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Le nouveau moulin, lui est tout automatisé. Chrome, inox, tableau de commande, tout brille et rutille! Les voilà! Oui les paniers devant ce sont nos olives! Attention c'est parti!

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Secoueur et soufflerie pour commencer!

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Puis lavage et rinçage...

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Puis broyage et malaxage. Mais cela se passe hors de la vue. 

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Enfin, c'est l'extraction de l'huile dans la centrifugeuse.

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Et voilà l'objet, encore toute émoustillée elle est très opaque. Il va falloir la laisser" reposer". Normal, c'est une méridionale

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L'huilerie St Anne vous propose de nombreuses spécialités de la région. Vous pouvez faire sa connaissance sur Internet, voici l'adresse:

http://www.huilerie-sainte-anne-boutique.com

 

Mais c'est également un très bel endroit à ne pas rater lors de votre prochaine visite à Grasse. 


25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 10:53

Pour terminer ce voyage quatrième voyage en Chine, je me suis perdu dans un quartier de Beijing que je ne connaissais pas encore; quartier des affaires et de la modernité, quartier de la Chine d'aujourd'hui. Je propose trois photos au concours "Des villes et des Hommes" organisé par l'AFD (Agence Française de Développement). Vous pouvez les voir dans l'album "Dali". Voici celle que je préfère:

 

A1 Ville et velos

Elle est pour moi la seule issue au développement, pas seulement en Chine mais dans le monde, développement où l'Homme aura une juste place dans une harmonie entre sa créativité et son respect de l'environnement. Si cette photo vous plaît, alors votez pour elle ICI

Et à bientôt pour d'autres voyages. 

14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 17:19

Nous quittons Dali de bonne heure avec le taxi tout neuf de notre chauffeur du jour pour le tour du lac. 

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Notre première rencontre: les rizières de montagne flanquées d'épouvantails, avec, ça et là, des têtes à chapeau émergeant de la houle verte-jaune. Le travail y semble dur, fait encore entièrement à la main et pourtant les travailleurs pour une fois bien peu nombreux. 

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Suite de la visite et sourire un peu forcé mais bien agréable de notre guide pour le village des minorités Baï, en fait grand magasin de thé et de jade.

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Retour sur les bords du lac qui deviennent de plus en plus sauvages à mesure que nous nous éloignons de Dali. 

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Tous les transports de matériaux se font à l'aide de ces curieux camions, parfois chargés plus que de raison. En regardant de plus près, on s'aperçoit qu'ils sont composés d'un motoculteur servant de tracteur auquel on a ajouté une remorque. Ils vont de leur "pas de sénateur" mais visiblement ils sont le poumon du développement de cette région. 

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Quelques îles parsèment ce grand lac. Voici "Putuo Dao", si petite qu'il n'y tient que son temple. 

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La fin de ce tour devient plus intéressante, les village plus près de la terre, le poisson sèche à même les charrettes... La construction de la nouvelle route laisse à penser qu'il n'en sera bientôt plus de même...

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Dernier regard sur le lac...

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 16:14

Qui n'a pas rêvé cette rencontre, par un matin calme, sur les bords du Yangze, dans les brumes de la baie d'Along ou sur le miroir étale d'un lac? Le lac Erhai par exemple, septième en Chine par son volume d'eau. 

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Voici donc les photos de ce moment inoubliable... Et tout d'abord les acteurs principaux.

 

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Non, non ce n'est vraiment pas le moment... Le chant du départ, enfin du début de la pêche...

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Et c'est parti! 

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Petite récompense...

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Et on peut se faire sécher tranquillement les plumes.

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Ah! J'ai oublié de vous dire, tout cela face à une armada de bateaux chargés de touristes tous bardés de matériel hightech pour saisir cet instant (inoubliable, ne l'oublions pas), les guides et le pêcheur (oui, oui, oui! lui aussi) équipés de sonorisations portables expliquant chaque mouvement et sa symbolique profonde...

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Mais enfin, à qui la faute? Nous savons tous que dans nos modèles socio-économiques actuels, la pêche au cormoran n'est plus rentable. Que cherchons-nous? Le folklore d'un passé ancestral révolu? Ne nous plaignons pas alors qu'il nous soit servi mode tourisme de masse (nous sommes en Chine) et que le(s) pêcheur(s) gagnent honnêtement leur vie grâce à leurs cormorans. 

Je finirai par une photo d'une bordelaise, rencontrée justement sur ce bateau... Allez, man zao*! comme on dit ici.

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* Va doucement

9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 17:44

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Je suis de retour en Chine et cette fois mes pas se sont tournés vers le Yunnan province du sud ouest de la Chine,, où de nombreuses minorités ethniques se côtoient. Mais encore une fois, c'est vers le nord et la montagne que je suis allé, en compagnie de Jef et Delphine. 

Dali et le lac Erhai ont été un moment fort de ce voyage, après une escale à Kunming finalement peu intéressante. C'est pourquoi je vous invite à feuilleter cet album photos aux ciels immenses et aux constructions imposantes. 

Album DALI

8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 23:02

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 22:30

Il y a un an, je vous proposais un article sur les deux roses de Grasse. Le mois de mai est de retour et  Expo-Roses s'ouvre demain. Je vais profiter de cette occasion pour vous faire un peu voyager, il paraît que vous aimer!

 

Alors, imaginez: retour en Guyane pour y découvrir la perle des tropiques, originaire de Malaisie mais qui s'est très bien accommodée du climat des rives du Maroni et qui peut y proliférer au milieu des balisiers et des arbres du voyageur.

 

Elle est délicatement ourlée de blanc mais c'est son rouge vif qui domine et ses écailles sont si parfaites que, parfois on pourrait la croire artificielle. Etlingera eliator est son nom et  elle n'est, bien entendu, pas de la même famille que nos amies les roses si chères au Petit Prince. Pourtant de leur beauté si proche, je vous présente la

 

Rose porcelaine.

 

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Puis j'ai fait une autre rencontre: celle de Christian, poète et agriculteur qui a décidé de faire pousser des roses à l'Equateur. Sous ses serres se pressent les belles créées en Europe et qui iront fleurir les tables des maisons guyanaises. Un peu chétives car le climat ne leur est guère favorable, précieuses, fragiles tendres et touchantes, je vous offre ses roses venues de si loin et j'en profite pour remercier Christian, Véronica sa femme et leurs enfants pour l'accueil chaleureux qu'ils m'ont réservé.

 

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 21:58

La rencontre avec Edouard est très banale : il mettait son canot à l’eau, quelques mots pour apprendre qu’il est pêcheur, qu’il peut nous fournir du poisson… Peut-il nous emmener dans une remontée de la crique Balaté ? Bien sûr ! Rendez-vous samedi 9 heures ! C’est trente euros, mais tu peux me donner dix tout de suite pour l’essence ? Finalement ce sera dimanche à 11 heures. Empêchement ? Nous l’attendons chez lui où ses enfants, répondant aux prénoms de « Edouard plus quelque chose d’autre » nous regardent en riant. « Sept, non ! J’en ai que cinq, les deux autres ce sont des cousins du Suriname. Avec ma femme, avant ça allait bien, mais maintenant  ça ne va plus du tout, mais je ne peux pas partir et la laisser… »

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Après avoir oublié la clef du moteur, mis le bateau à l’eau, charger les touques et le fusil, l’aventure peut commencer. Dérangées par notre passage, les chauves-souris, telles des escadrilles de chasseurs, rasent l’eau pour se poser quelques troncs plus loin et le soleil joue à cache-cache entre les grands troncs des arbres-cathédrale aux pieds étayés comme des piliers gothiques. 

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La remontée peut se compliquer, les passages sont nombreux, lequel choisir ? Edouard pilote tranquillement, soulevant le moteur pour éviter les branches qui affleurent et les lianes imbriquées. De temps à autre un géant effondré barre la crique de toute sa majesté déchue, ne laissant comme passage que la largeur du bateau, préparée lors de précédentes visites à grands coups de tronçonneuse. Il faut alors sauter du bateau, puis tirer, pousser, écarter, le moteur étant devenu inutile.

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Nous  dépassons deux ou trois carbets d’abatis amérindiens, peuplés d’adultes et d’enfants s’affairant aux cultures, à la pêche ou au lavage des vêtements.

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Il est temps de poser les lignes. Pas de menu fretin, seul l’aymara, plus de trois kilos de préférence, intéresse notre guide. Comme les dents de ce poisson carnassier, de la famille du piranha, sont acérées et efficaces, la ligne doit être simple et robuste : un hameçon de quatre bons centimètres sur un bas de ligne en fil de fer épais, le tout prolongé d’une cordelette de coton d’un mètre cinquante environ, attachée à un arbre et immergeant l’appât dans l’eau boueuse de la crique devrait faire son travail et rapporter une jolie pêche.

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Quatre lignes sont ainsi posées à quelques distances les unes des autres sur les bords calmes de la crique. La remontée peut continuer mais elle va s’interrompre rapidement, un arbre récemment tombé et l’absence de la tronçonneuse, nous obligeant à accoster prématurément.

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Rejoindre la rive un peu haute après avoir amarré le canot est un peu compliqué du fait de la marée basse. En effet, Saint Laurent est à l’intérieur des terres à une quinzaine de kilomètres de l’embouchure du Maroni, mais l’influence de la marée s’y fait sentir ainsi que dans toutes les criques avoisinantes.

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C’est alors l’installation pour le repas. Quelques coups de sabre (machette) et voici un banc et un feu qui apparaissent. Les occupations ne manquent pas et le fusil reste à portée de main. Des cueillettes agrémentent le repas ou remplissent le sac en vue d’utilisation médicinales.

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Puis c’est le retour, plus rapide mais parfois plus compliqué pour louvoyer entre les troncs et les passes. Le soleil a changé de place ; plus haut dans le ciel, il rend incertain la surface de la crique dédoublant les végétaux dans un camaïeu de verts lumineux. Les lignes posées à l’aller sont relevées mais aucune prise : nous allons bientôt rencontrer d’autres pêcheurs pour leur acheter l’aymara qui cuira ce soir au barbecue, emballé dans ses feuilles de bananier.

 

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Saint Laurent le 30 Mars 2012